Birmanie : Un autre regard
Le festival du Nat Ko Gyi Kyaw
Du 11 au 28 mars 2021
Accompagné par Anne-Marie ou Juwana Wirja

Parallèlement au bouddhisme, des cultes populaires demeurent dont le plus original est sans aucun doute la vénération des Nats, ces esprits errants, princes et princesses comme simples sujets de leur vivant, ayant eu une mort subite, souvent douloureuse et injuste. Ces conditions réunies firent que leur âme ne put trouver le chemin de la réincarnation. Neutres par nature, ils ne deviendront dangereux que si l’on ne leur apporte pas leurs offrandes de prédilection qui calment leur rancœur. Fort nombreux, ils peuplent les panthéons nationaux, régionaux et locaux. Dans le cadre du panthéon national, ils sont 37 et l’un d’entre eux, Ko Gyi Kyaw, est l’objet de toutes les vénérations. C’est à son festival annuel que nous assisterons.


Programme (les lieux que vous visiterez sont mentionnés en caractères gras)

1er jour : Paris – Mandalay
Vol non direct pour Mandalay. Nuit en vol.
Plan de vol définitif précisé ultérieurement.

2e jour : Arrivée à Mandalay
Arrivée à Mandalay dans le cours de la journée et transfert à l’hôtel Kyin Tin (Bungalows) et fin de journée de détente.
Dîner et nuit.

3e jour : Mandalay
A Mandalay, la dernière capitale, l’artisanat lié au culte est toujours prospère : marbriers et bronziers sculptent ou coulent d’imposantes statues de Bouddha tandis que les batteurs d’or modèlent le précieux métal en feuilles offertes au Maître. La pagode Mahamuni est un exemple concret de cette tradition puisque la statue principale, objet de toutes les vénérations, ne comporte pas moins d’une tonne et demie d’or....
D’autres monuments, tels les Kutodaw et un pavillon du palais royal, se présentent comme les témoins de l’âge d’or de la cité. Le premier est le plus grand livre de pierre du monde puisque sur 729 stèles de marbre fut gravée la doctrine bouddhique dans son entier. Quant au second, il fut pavillon royal et est un chef-d’œuvre de la sculpture sur bois à son apogée.
Lorsque l’opulence régnait, il était de bon ton d’offrir un monastère au Supérieur que l’on respectait. C’était l’époque de la mixité culturelle, aussi les modèles architecturaux furent-ils variés : bois, maçonnerie et stuc, de style birman ou anglo-birman pour ne pas dire vénitien ou français ! Nous découvrirons certains de ces chefs-d’œuvre en perdition, encore habités par des moines ou livrés à leur triste sort.
Nuit à l’hôtel Kyi Tin (Bungalows).

4e jour : Mandalay - Monywa
Par une jolie route, champêtre à souhait, nous gagnerons Monywa qui tire profit de sa position géographique au bord de la Chindwin, cette liaison fluviale la mettant en contact direct avec la frontière indienne.
En début d’après-midi, nous traverserons la rivière vers Po Win Taung où des centaines de temples rupestres narrent par leurs fresques la vie du Maître. Une école régionale a fleuri sur cette colline isolée produisant un art inégalé en finesse et enjouement. Les peintures sont rehaussées de milliers de Bouddhas excavés de la paroi calcaire, magnifiquement laqués, dispensant la sérénité de leur sourire du XVIIème siècle.
Retour en ville et nuit à l’hôtel Win Unity (Superior bungalows).

5e jour : Monywa – Pakhan-nge – Pagan
LE FESTIVAL DU NAT KO GYI KYAW

Descendant plein Sud vers Pakhan-nge, nous y visiterons la pagode Tarakan où l’on vénère certes Bouddha mas aussi, indirectement, Thagyamin, le Nat supérieur du panthéon. Un monastère en bois sauvé de l’oubli témoigne aussi de la grandeur et du faste des dynasties du XIXème siècle.

A l’arrière de l’édifice, une grande statue du Nat Ko Gyi Kyaw, fier et conquérant sur son cheval brun. C’est l’endroit où les dévots font leur première offrande avant de poursuivre vers le petit port donnant accès à son « palais », à la confluence de la Chindwin et de l’Irrawaddy.

Une ville temporaire s’est construite spécialement pour le festival. Des centaines de villageois sont venus en chars à bœufs, transformés en taxi pour l’occasion, les Nat-kadaw ou intercesseurs ont monté leur maisonnette-autel et les marchands ambulants font quelques petites affaires. Une extraordinaire ambiance bon enfant et chaleureuse. Les légendes se rapportant à Ko Gyi Kyaw sont nombreuses et contradictoires mais l’on garde de lui le souvenir d’un bon vivant, aimant les femmes et la bonne chère, s’adonnant aux jeux de l’argent, aux combats de coqs et à l’opium. N’ayant pas eu une vie morale exemplaire, un esprit incarné dans un arbre le punit en l’écrasant de tout son poids…
Nous suivrons les Nat Kadaw qui lui rendent hommage par leurs danses, les possessions alors que le rhum de Mandalay coule à flot.
Ce jour sera celui de l’ondoiement des statues.

Retour vers Pakhan-nge en bateau puis en véhicule et continuation vers Pagan.
Nuit à l’hôtel Umbra (Deluxe room) ou similaire.

6e jour : Pagan
Cette approche de Pagan a pour but de nous familiariser aux tendances religieuses de la « cité aux 10.000 pagodes » de Marco Polo.
De sa grandeur passée, le site a gardé un charme indicible car ici la vie se perpétue au rythme lent des chars à bœufs, sous les doigts d’habiles laqueurs ou encore dans les coquettes maisons en bambou tressé. Mais le passé demeure omniprésent car l’on ne saurait oublier l’Ananda, le Htilominlo, le Dhammayangyi ou encore la Shwezigon qui, figures de proue du site, sont là pour témoigner de la façon dont les Birmans firent la synthèse des styles môn et pyu pour créer le leur, aérien et effilé, au 12e siècle.
Nous visiterons les monuments de façon chronologique pour mieux comprendre la mise en place des diverses écoles et l’architecture sous-jacente. En tenant compte aussi des heures d’affluence... pour les éviter !
Nuit à l’hôtel Umbra (Deluxe room) ou similaire.

7e jour : Pagan / Heho – Lac Inle
Transfert vers l’aéroport en début de matinée et envol pour Heho, notre porte d’entrée du Plateau shan. Nous partirons alors plein sud pour embarquer à Nyaungshwe en direction du mythique Lac Inle, le second du pays en dimension, s’étirant sur quelque 50 km. Environ 100 000 personnes y vivent, réparties entre quatre villes et de nombreux petits villages, dans des maisons de bois et de bambou tressé sur pilotis. Ils sont surtout pêcheurs et fermiers, cultivant sur jardins flottants.
Nous naviguerons au cœur de ce monde lacustre avant de poursuivre vers l’extraordinaire site d’Indein où des centaines de stoupas semblent monter la garde d’un tout petit village. Pourquoi une telle accumulation d’œuvres de mérite ? Les suppositions sont nombreuses et peu convaincantes, reste la rêverie…
Nuit sur le bord du lac au Golden Island Cottage (Superior room) ou similaire.

8e jour : Lac Inle – Sites de Takhong et Sagar - Pekhone - Loikaw
Descente du Lac Inle sur toute sa longueur

Partant de bon matin nous nous dirigerons d’abord vers Sagar, village isolé de fermiers Pa’o, qui fut pourtant une ancienne cité princière Shan. Contemporains des sites de Kakku, Thaungtho, Takhong et Indein, ces vestiges sont les témoins d’un passé prestigieux alors qu’aujourd’hui des dizaines de stoupas et temples semblent monter la garde, oubliés, à la merci des eaux du lac. A ce charme indescriptible répond celui de Takhong, juste en face, sur l’autre berge du lac.
Nous poursuivrons dans cette partie Sud du lac Inle, longtemps restée inaccessible aux yeux inquisiteurs des étrangers, dans un cadre de toute beauté, où se déploient les paysages lacustres dominés par de douces collines.
C’est à Phekhone que nous débarquerons avant d’atteindre, à quelque 1h30 de route, Loikaw, la capitale de l'État Kayah, située à une altitude de 1.200 m et qui compte environ 140 000 habitants, pour la plupart d'ethnie Karenni.

9e jour : Loikaw et les tribus Padaung
A 1h30 de route au Nord de Loikaw, dans la région de Panpet, se dressent cinq hameaux où résident les fameuses “femmes-girafes” ou Padaung portant un collier en spirale. Beaucoup d’hypothèses ont été émises : Protection aux temps anciens contre les morsures de tigres ? Pour enlaidir les femmes aux yeux des autres ethnies, afin qu’elles ne soient pas prises comme épouses ? Ou encore pour leur donner une ressemblance avec un naga, figure importante de leurs croyances ? La plupart de ces hypothèses ne sont pas vérifiées et la véritable origine de cette tradition reste encore un mystère. Nous essayerons de mieux comprendre sur place…
NB : Bien noter que cette visite en territoire Padaung est une approche dans le respect, afin de ne pas sombrer dans la caricature consistant à déplacer 2 ou 3 de ces dames dans les lieux touristiques pour les photographier, moyennant dollars… Une association villageoise est en charge de l’organisation lors de la venue d’étrangers.
Nuit au Loikaw Hotel (Deluxe) ou Loikaw Lodge (Superior).

10e jour : Loikaw et les tribus Kayah (Village de Daw Ta Ma Gyi)
A environ 2h de jolie route de Loikaw, nous entrerons en territoire Kayah. Nous rencontrerons les habitants dans leurs diverses activités, une façon de deviner leur quotidien, de leurs champs de riz ou de millet à leurs maisons de végétal parfaitement tenues. Le monastère est le point de ralliement des bouddhistes et les tagundaing, celui des animistes. Il s’agit de piliers sacrés – mâles ou femelles - érigés par dizaines dans les villages, au fil des années, en remerciement des bonnes récoltes.
En fin de journée, retour sur Loikaw où nous monterons au lieu le plus sacré, la pagode Taung Kwe, construite sur des collines jumelles et offrant une belle vue de la ville et de sa plaine.
Nuit au Loikaw Hotel (Deluxe) ou Loikaw Lodge (Superior).

11e jour : Loikaw / Rangoon - Kyaikhtiyo (Rocher d’or)
Vol du matin pour Rangoon et continuation pour Kyaikto à environ quatre heures de route. Ce sera l’occasion de découvrir la jolie campagne birmane du Sud du pays.
C’est ensuite en camion, puis à pied sur une courte distance, que nous accéderons au mythique Rocher d’or. Grand lieu de pèlerinage, toutes les populations y affluent pour méditer auprès de ce roc qui semble tenir par miracle, grâce à un cheveu de Bouddha. Entièrement doré à la feuille, les derniers rayons du soleil s’y accrochent avant d’y mourir.
Nuit au sommet à l’hôtel Mountain Top (“deluxe room” mais simple) ou similaire.

12e jour : Kyaikhtiyo (Rocher d’or) – Bilin (Zothoke / Kyaikkatha) - Thaton – Hpa An
Chemin en sens inverse pour retrouver la plaine et direction Zothoke puis Thaton. Ces anciennes cités appartiennent au royaume môn de Dvaravati, cette « Terre de l’Or » qui s'étendait du delta de l'Irrawaddy au Cambodge. Le premier site, récemment mis en valeur, présente une longue paroi de réservoir mettant en scène lions et animaux mythiques et datant du 6e siècle. Quant à la Pagode Shwesayan de Thaton, c’est un bel exemple de stoupa de style môn aux nombreuses stèles lui conférant une valeur historique.
Plus loin au Sud-est, d’imposantes formations karstiques semblent posées sur le tapis vert des rizières et Hpa An, la capitale de l’Etat karen, s’y est étendue. Une telle configuration géologique donna naissance à des dizaines de grottes calcaires devenues au fil des siècles des sanctuaires bouddhiques. Nous visiterons celle de Kowgun où des milliers de petits bouddhas votifs ont été accrochés aux parois alors que trois anciennes statues hindoues et bouddhiques font remonter ce lieu au 7e siècle. Kyauk Kalat est tout aussi étonnant… véritable index pointé vers le ciel, l’endroit est devenu l’emblème de Hpa An.
Nuit à Hpa Han, hôtel Angel Land (Deluxe room) ou similaire.

13e jour : Hpa An et environs - Moulmein
Nous débuterons la journée aux grottes Yathei Pyan et Sadan, autres particularités de la région.
Tout comme le village d’Eindu, célèbre pour ses tissages karen ou Khone Thar Fong, encore bien préservé. L’occasion aussi d’approcher ce doux peuple, dont l’avenir reste à écrire, et d’apprécier la beauté végétale de leur habitat.
C’est en bateau privé que nous naviguerons tranquillement vers le Sud, avec un arrêt à l’extraordinaire monastère de Kadoe Kownat. Elevé voici plus d’un siècle par un commerçant local fortuné, il abrite plusieurs salles de prières aux plafonds magnifiquement peints alors que les murs sont couverts de tableaux polychromes en relief où se décryptent la vie de Bouddha, comme des légendes locales.
Nuit à Moulmein, à l’hôtel Ngwe Moe Hotel (Deluxe Room) ou similaire.

14e jour : Moulmein
De bon matin nous flânerons au grand marché Zaygyi installé le long des docks où s'affairent Indiens, Môns, Birmans et Karens dans une atmosphère où ressurgissent des visions du passé.
Moulmein fut la capitale de la Birmanie britannique, entre 1827 et 1852, à la fin de la première Guerre anglo-birmane. Durant cette période, sa population eurasienne était nombreuse ; un quartier était même surnommé la "Petite Angleterre". Bien des églises et écoles subsistent, même si elles sont en état de décrépitude avancé. Tout comme un certain nombre de mosquées ou de temples hindous construits par les Indiens au service des Britanniques.
Dans son ambiance feuillue et tropicale se dissimulent aussi pagodes et monastères. Le Seidon Mibaya ou Yadana Bonmyint, outre sa dent de Bouddha, abrite d’admirables boiseries rouges et or dans la plus pure tradition de Mandalay.
Au coucher de soleil nous nous rendrons au stoupa de Kyaiktanlan, dominant la baie et chère au cœur de Kipling : « Auprès de la vieille pagode de Moulmein, le regard vers la mer à l’Orient, une fille birmane s’agenouille, et je sais qu’elle pense à moi ». Certes, à l’Est, ce sont les collines… mais Moulmein distille toujours son charme suranné… que nous apprécierons.
Nuit à Moulmein, à l’hôtel Ngwe Moe Hotel (Deluxe Room) ou similaire.

15e jour : Moulmein – Win Sein Tawya - Thanbyuzayat - Centre de méditation De Pha-Auk – Moulmein
A Yadanadaung nous attend le plus grand Bouddha couché au monde (Win Sein Taw Ya), mesurant 180 mètres de long et 30 mètres de haut ! Dans ses entrailles, des fresques et des statues de taille humaine représentant les étapes de la vie de Bouddha ; salles de conférence et de méditation également....
Nous poursuivrons vers le Sud, en direction de Thanbyuzayat, qui rappelle une tragique page de la guerre contre les Japonais. Ici reposent près de 4 000 Alliés ayant travaillé à l’infâme « chemin de fer de la mort », qui devait relier la Birmanie à la Thaïlande, et rendu célèbre par le film « Le Pont de la Rivière Kwaï ». De là, nous ne manquerons pas de faire une incursion à Kyaikkami / Amherst célèbre pour sa plage, sa petite pagode au milieu de l’eau et lieu de la première mission baptiste en Birmanie.
Sur le chemin de retour, arrêt au centre de méditation de Pha-auk qui accueille qui 500 à 1 000 personnes, dont des étrangers. Fondé en 1926, ce « monastère de la forêt » dirige ses adeptes à la recherche de la paix en soi (samatha) et de la vision intérieure (vipassana). Pour une meilleure compréhension de ce que peut être un centre de méditation.
Nuit à Moulmein, à l’hôtel Ngwe Moe Hotel (Deluxe Room) ou similaire.

16e jour : Moulmein – Thaton (train) – Pegu (Bago)Rangoon
Pour notre retour vers Rangoon, une expérience ferroviaire inénarrable nous conduira d’abord de Moulmein à Thaton … Sautant, cahotant et bringuebalant, le convoi se glisse entre rizières éclatantes et stoupas innombrables alors qu’une cohorte de petits vendeurs se précipite pour vendre des mets délicieux. Une façon pour nous de mieux appréhender le quotidien birman.
Ayant récupéré un véhicule monté sur quatre roues, nous ferons un arrêt à Pegu, ancienne capitale du royaume des Môns au 15e siècle. La cité est notamment célèbre pour son stoupa Shwemawdaw, très élégamment étiré à plus de 100m de haut, son Bouddha couché de 54m de long et pour le gigantisme des représentations de Kyaik Pun où quatre statues colossales regardent les orients.
Arrivée à Rangoon et transfert à l’hôtel Summit Parkview (Superior room).

17e jour : Rangoon et vol de retour
Petit tour de ville qui nous conduira au marché puis à la Shwedagon pour admirer à l’envi la beauté de son stoupa, entre forme parfaite et or étincelant.
Transfert en cours d’après-midi vers l’aéroport. Vol de retour non direct.
A préciser ultérieurement, selon les meilleures conditions du moment, aussi bien tarifaires que d’horaires.

18e jour : Arrivée à Paris



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